Journée internationale du sport féminin

Le sport est une activité physique de plus en plus pratiquée par les femmes. Il existe une multitude de compétitions auxquelles elles sont nombreuses à prendre part et bon nombre d’entre elles sont même primées pour leurs résultats exceptionnels. Malheureusement, on n’en parle pas souvent. Sinon très peu, car les projecteurs sont toujours braqués sur le sport masculin et ses compétitions. C’est à cet effet qu’est née la JISF (Journée Internationale du Sport Féminin). Pourquoi ? L’objectif est-il atteint ? Découvrez tout sur cette journée à travers cet article.

D’où est venue l’idée d’une journée internationale du sport féminin ?

Tout a commencé après un rapport du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Dans ledit constat, il était clairement établi que le sport féminin est sous-médiatisé. C’est donc en réponse à ça que la première Journée Internationale du Sport Féminin a été décrétée sous l’impulsion du CSA et en association avec le CNOSF (Comité national olympique et sportif français).

La JISF a donc vu le jour le 24 janvier 2014 grâce à de nombreux appuis. Cette journée s’inscrit dans le cadre des grandes luttes internationales qui prônent les droits des femmes et la parité des sexes.

Une égalité quasi inexistante

Le fait de consacrer une journée au sport féminin est la preuve qu’il y a bel et bien un problème. Sans cette journée, tout le reste de l’année, le sport féminin passait presque inaperçu. La réalité est flagrante : beaucoup ne lui accordent pas la même attention qu’au sport masculin. Si cette journée existe, c’est donc dans le but d’attirer l’attention sur cette inégalité flagrante, mais aussi sur le sexisme dont les femmes athlètes sont victimes. Contrairement aux liste de codes des casinos ou la mixité est de mise, en sport ce n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Quels sont les objectifs que vise une telle journée ?

La visée principale de l’existence de la JISF est de donner une plus grande visibilité au sport féminin. Cela aura pour effet de concourir fortement à une représentation médiatique plus soutenue. Elle s’articule autour de trois axes majeurs.

  1. La promotion de la pratique du sport par les femmes

Il s’agit ici de pousser non seulement les femmes, mais aussi les filles, à pratiquer le sport en leur montrant des femmes sportives dont elles peuvent s’inspirer. Cela permet de briser certains préjugés et ainsi de faire tomber les barrières.

  1. L’accroissement de la représentation des femmes dans les fédérations et institutions sportives

Malgré une forte volonté d’offrir aux athlètes féminines les mêmes chances qu’à leurs homologues masculins, les postes de décision sont rarement, voire pas du tout, octroyés à des femmes.

  1. Les finances du sport féminin

Sur le plan financier, l’accompagnement laisse également à désirer. En effet, très peu d’organismes et de sponsors soutiennent le sport féminin. De plus, qu’elles soient coaches ou athlètes, les femmes dans ce milieu sont beaucoup moins bien payées que les hommes.

Les tuteurs, partenaires et soutiens

Laura Flessel-Colovic est la marraine de la Journée Internationale du Sport Féminin. Née en Guadeloupe à Pointe-à-Pitre, Laura Flessel-Colovic est une championne d’escrime émérite. Elle a en effet à son tableau un nombre impressionnant de médailles dont :

  • 2 médailles d’or aux Jeux olympiques d’Atlanta,
  • 1 médaille de bronze à Sydney,
  • 1 médaille de bronze et une d’argent à Athènes.

Laura Flessel-Colovic a au total un titre de championne d’Europe et six de championne mondiale. Elle se voit ensuite confier le portefeuille ministériel des sports qu’elle abandonne en septembre 2018.

Le parrain de l’évènement n’est autre que le très célèbre commentateur sportif Nelson Montfort. Il commente en particulier les compétitions de patinage artistique et s’est fait connaître par ses multiples interviews d’après-matchs.

La JISF est soutenue par l’association Femix Sports et de nombreuses autres femmes athlètes. À eux s’ajoutent quelques institutions gouvernementales et sportives.

Les différentes actions menées dans ce sens

Depuis la création de la Journée Internationale du Sport Féminin, diverses actions ont été menées dans le but de la faire connaître. Mais elles ont surtout aidé petit à petit à faire changer les mentalités dans le cadre de l’atteinte des objectifs fixés.

Cela a dans un premier temps, commencé en 2014 avec les 24 heures du sport féminin. En 2016, cela se renouvelle, mais cette fois-ci il s’agit des quatre saisons du sport féminin sous l’égide de nombreuses instances. Cet évènement s’est tenu la même année en quatre temps. Toutes les années qui suivent ont droit à une manifestation en guise de célébration.

Et ça marche !

Les résultats recueillis sont certes timides, mais assez encourageants. Ils font état d’une augmentation significative des diffusions relatives aux compétitions féminines. Le temps d’antenne est passé de 7 % en 2012 à 20 % en seulement quatre années.

Désormais, le sport féminin est un peu mieux sous les projecteurs et il intéresse de plus en plus la population. Ceci à un point où vous avez la possibilité de miser de l’argent sur certaines rencontres. Effectivement, bon nombre de sites de paris sportifs proposent aux joueurs de tenter leurs chances sur les championnats féminins à l’affiche. Bookmakers et parieurs s’en réjouissent d’ailleurs.

Cette notoriété soutenue par de magnifiques victoires au foot et au hand mérite d’être soulignée. Cependant, des efforts restent à fournir afin de parvenir à une réelle égalité entre sport féminin et masculin. Ainsi, chaque 24 janvier, la Journée Internationale du Sport Féminin se déroulera et continuera de sensibiliser la population afin d’atteindre son objectif.

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